2011 TOUR, ROGER HODGSON, Montreal, October 28

2011 TOUR, ROGER HODGSON, Montreal, October 28

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ROGER HODGSON, Montreal, October 28 and 29

www.ruerezzonico.wordpress.com

English version:

The eyes closed

When Rick Davies announced the return of Supertramp on tour last spring, they mentioned that Roger Hodgson wouldn't be part of it. Five hours later, Hodgson, whose shows planned for the fall were already announced in Montreal, responded with a statement of his own saying he was not related to that tour. You see that for a rare time in 30 years, Hodgson and Davies agreed on something.

By Philippe Rezzonico

When you compare Supertramp, this summer at the Belle Centre in Montreal, and Hodgson, he is never going to finish second. This was already true in recent years, even when he performed with his multi-instrumentalist.

Friday and Saturday, Hodgson - with the same incredibly high-pitched voice as when he was 25 - was back with a band at PDA. Well, well, well...

Take the Long Way Home (perfect, in the opening), Even In The Quietest Moments (magical, in the middle of the show), or It's Raining Again (sung in unison by the crowd in the final encore), sound as good with a partial or full band. You do not feel fooled without the band. But
for the other classics, it's day and night.

The harmonica cuts like a razor blade at the beginning of School but in the faster portion, the drums and the multiple keyboards take us directly back to Crime of the Century studio version. Perhaps even more true with The Logical Song, propelled by the bass as it has not been heard in this venue in 2009 or 2006.

Still thin, behind his keyboard, sitting at the piano or standing with his guitar, the Brit passes from one instrument to another with ease, explaining the context of his songs and their origins.
Rarely a singer is as good as Hodgson is, 42 years after the creation of his former band.

Immersion

Except? it's more than that. It is so similar to the 1970?s or 1980?s, we only had to close our eyes to have the impression of listening to the original vinyl. In this regard, with eyes closed, I have seen almost nothing during the show.

As soon as the first notes of Hide In Your Shell, Breakfast in America - dedicated to a gentleman for his birthday - and Dreamer were heard, I visualized the scene, then I just immersed myself in the music, like I was in front of my stereo.

It is precisely during Fool's Overture that I remembered how, in my first apartment in 1987, I used for the very first time this new machine called a cd player. Lights off. On a scale of 10, the volume was on 12. Total immersion.

When Roger announced Fool's Overture, everyone in the venue couldn't wait any longer. Eleven minutes of perfect sound, the slow moments with the fabulous voice, the crescendos of keyboards, the power of the drums, the voice of Winston Churchill (a must) and the saxophone... this was the only variant. The last passage played with a flute in the 1977 version was played by the saxophone on stage. We will not ask for  reimbursement. This masterpiece, full band, with the real singer .... Impressive!!!

And, in fact, that's the verdict. Rick Davies can think what he wants. Supertramp is Roger. No one else. Even with your eyes closed.

 



Roger Hodgson, les yeux fermés

Lorsque Rick Davies a annoncé le retour sur scène de Supertramp au printemps, il était écrit en gros traits dans le communiqué que Rodger Hodgson n’était pas de l’équipée. Cinq heures plus tard, Hodgson, dont les spectacles prévus pour l’automne à Montréal étaient annoncés, a répliqué avec un communiqué de son cru disant qu’il n’était pas lié à cette tournée. Voyez-vous ça… Pour une rare fois en 30 ans, Hodgson et Davies étaient d’accord sur quelque chose.

Par Philippe Rezzonico

Au-delà du droit légal de Davies et de la qualité du Supertramp acclamé cet été au Centre Bell, au petit jeu des comparaisons, Hodgson ne va jamais finir deuxième. C’était déjà vrai ces dernières années, même quand il venait se produire dans un cadre minimaliste, avec son multi instrumentiste.

Vendredi et samedi, Hodgson – avec la même voix incroyablement haut perchée qu’à ses 25 ans – était de retour à la PdA avec un groupe. Oh, là, là…

Take the Long Way Home (impeccable, en ouverture), Even In the Quietest Moments (magique, au milieu du show), ou It’s Raining Again (chantée à l’unisson par la foule, au dernier rappel), ça passe aussi bien en formation réduite qu’avec un groupe. Tu ne te sens pas floué sans le band. Mais pour les autres classiques, c’est le jour et la nuit.

L’harmonica qui tranche comme une lame de rasoir au début de School, on l’avait déjà entendu, mais dans la portion accélérée, la batterie et les multiples couches de claviers nous ramenaient directement à Crime of the Century, version studio. Peut-être encore plus vrai pour The Logical Song, propulsée par la basse comme on ne l’a pas entendue en 2009 ou 2006 dans cette même salle.

Toujours aussi mince, placé derrière son clavier, assis à son piano ou debout avec sa guitare, le Britannique passe d’un instrument à l’autre avec aisance, expliquant le contexte de ses chansons et leur genèse. Rarement un chanteur est à la hauteur de son passé comme l’est Hodgson, 42 ans après la formation de son groupe.

Immersion

Sauf que c’est plus que ça. C’est tellement pareil aux années 1970 ou 1980, qu’il ne fallait que fermer les yeux pour avoir l’impression d’entendre les disques d’antan. Sur ce plan, je  n’ai d’ailleurs presque rien vu de la performance.

Dès que les premières notes d’un classique du genre Hide In Your Shell, The Logical song – dédiée à un monsieur à la demande de son blonde pour son anniversaire – ou Dreamer se faisaient entendre, je visualisais la scène, puis je m’imprégnais uniquement de la musique, comme si j’étais devant ma chaîne audio.

C’est justement durant Fool’s Ouverture que je me suis souvenu comment j’avais étrenné ce nouveau machin qu’était un lecteur compact, en 1987, dans mon premier appartement. Lumières fermées. Volume à 12 sur une échelle de dix. Immersion totale.

Quand Rodger a annoncé Fool’s Ouverture, tout le monde dans la grande Wilfrid ne se pouvait plus. Onze minutes parfaites, avec une sono au poil, les moments lents avec cette voix fabuleuse de tessiture, les crescendos des claviers, la puissance de la batterie, la voix en boîte de Winston Churchill (faut bien, quand même) et le saxo… Tiens, ce fut la seule variante. Le dernier passage qui est joué à la flûte sur la version de 1977 le fut par le saxophone sur scène. On ne demandera pas de remboursement. Cette œuvre, full band, avec le vrai chanteur…. Impressionnant.

Et, justement, c’est ça le verdict. Rick Davies peut penser ce qu’il veut. Le super clochard, c’est Roger. Personne d’autre. Même les yeux fermés.


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